[Fan-fic] D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Vous customisez vos figurines ? Vous créez des dioramas ou avez d'autres projets en tête ? N'hésitez pas à mettre vos réalisations ici ou à nous en parler. Les tutoriaux sont les bienvenus !

Messagepar San999 » Mar Oct 02, 2007 19:26

LeMoonwalker a écrit:Je vais pas te mentir, j'ai pas eu le courage de tout lire :lol:
Mais ça m'a l'air pas mal ;)

Enfin bon, je ferai juste une petite remarque : C-17 et C-18 ne s'appellent justement pas comme ça (enfin si, en VF :roll:). En VO, il est question de No.17 (ou encore #17), le C- est une invention de la VF. Maintenant si tu veux baser ta fic sur la VF, pas de problème ;)
Même chose pour les "cyborgs" : No 17 et 18 ne sont pas des cyborgs mais des androïdes.
Encore une fois, "cyborg" est une invention de la VF, il n'en est jamais question dans la VO, où ils sont des "androïdes". ;)

Bonne continuation ;)
Je suis au courant que "C-17" et "C-18" n'existent qu'en v.f.. J'ai pas mal hésité, car en fait j'aime bien ce côté nom de code des C-xx. Et finalement, j'ai décidé de conserver. Par contre, j'ai fait le choix inverse pour les noms des grandes villes. Plutôt que de dire la Capitale du Nord, par exemple, qui est pourtant une bonne traduction, j'ai préféré utiliser Kita no Miyako qui me semblait plus sympa pour un nom de ville. Pour tous les autres personnages, je me suis rapproché de la v.o. (Son Gokû, Kuririn, Bejîta, Buruma, Kame Sennin, etc.).

Pour ce qui est d'androïde ou de cyborg, comme le vrai nom de C-18 est Jinzô Ningen 18 Gô, par exemple, j'ai supposé que jinzô ningen était le terme générique pour les cyborgs/androïdes. Or "jinzô ningen" signifie être humain articiel. Je n'ai jamais vu la v.o. de l'anime, tout simplement, car je suis surtout fan du manga, et que l'anime me plaît moyennement, donc j'ai investi mon temps ailleurs (même si j'espère bien un jour voir cette v.o.). Comme en plus, j'ai de toute façon une préférence pour les supports papiers par rapports aux audiovisuels... Et ne lisant pas japonais, je n'ai jamais cherché des mangas v.o. Donc, j'ai jamais pu vérifié comment on les appelait de façon générique, en v.o.

Cependant, sache que j'ai fait une distinction entre androïde et cyborg, selon leurs véritables définitions. Un cyborg a TOUJOURS une base organique sur laquelle une quantité variable de mécanique est ajoutée. (Il y a même des gens qui se demandent si le pace-maker ne ferait pas de leurs usagers des cyborgs. :lol: ) Un androïde est un être 100% mécanique. Donc, dans cette optique, C-8, C-17, C-18 et C-20 sont des cyborgs, alors que C-16 et C-19 sont des androïdes. Cell est une créature qui n'appartient à aucune de ces deux catégories, mais je le classerais dans les clones mutants. lol

Ah! Au fait, Papoy, pour les histoires de gang, j'ai tout simplement utilisé l'une des révélations de Toriyama à propos de #17 et #18. Ceux-ci étaient des délinquants avant que Gero ne les kidnappe.


Merci à tous pour vos commentaires! :D
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Messagepar LeMoonwalker » Mer Oct 03, 2007 13:16

San999 a écrit:Merci à tous pour vos commentaires! :D

lol, de rien, et bonne chance pour la suite ! :D
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Messagepar San999 » Sam Oct 06, 2007 13:08

Chapitre 11: L'Armée du Red Ribbon




Mâron essayait de changer la compresse sur le front de son frère, qui grimaçait. Il avait mis du temps à revenir à lui. Au début, Mâron avait pensé quitter immédiatement la ville. Mais voyant que son frère ne se réveillait pas, elle s'était inquiétée et avait décidé de l'emmener à l'hôpital. Il y resta quelques heures. Mais une fois réveillé, il n'avait pas voulu rester pour s'assurer que tout allait bien, et ils s'étaient presque enfuis de l'hôpital. Il avait même insisté pour conduire le sky-car. Résultat, sa plaie s'était remise à saigner. Ils avaient vite cherché un endroit où il n'y aurait pas trop de monde à huit heures du soir, afin d'improviser un nouveau soin rapide à sa blessure fraîchement cousue.

« ... Tu peux me dire pourquoi tu nous as amenés ici... ? Il y a tout un tas d'autres endroits discrets en ville...
- Je ne sais pas... J'ai conduit sans vraiment réfléchir... Soit mon inconscient me joue des tours, soit ma blessure me fait délirer...
- Ça n'explique pas pourquoi ton "inconscient" ou "délire" nous a amenés dans le parc près de chez Nato...
- Fuuu… Peut-être une nostalgie enfouie... Et toi ? Pourquoi tu ne m'as pas signalé que nous... Aïe ! Fais attention ! »
Mâron venait d'appuyer plus fort sur la compresse improvisée qui allait remplacer l'ancienne.

« C'est de ta faute, si tu n'avais pas voulu faire le malin à partir trop tôt de l'hôpital...
- C'est ça ! On allait rester là-bas, alors que visiblement, quelqu'un nous recherche... ... Tu as une idée de qui pouvaient être ces deux-là ? Et qui les a envoyés ?
- Comment veux-tu que je le sache ?
- Les Red Sharks ?
- Si cela avait été eux, ils nous l'auraient dit, pas la peine de faire tout ce mystère autour du "maître"... »
Elle avait insisté sur le mot "maître", car c'était sous ce terme, que l'un des deux attaquants avait appelé celui vers lequel ils voulaient les emmener.
« S'ils n'agissaient pas pour leur propre compte, leur "maître" risque de nous envoyer d'autres personnes... Cela dit, j'ai du mal à imaginer qu'il puisse avoir d'autres sbires de cet acabit. En tout cas, tu m'impressionnes ! T'être débarrassée d'eux toute seule... On n'a peut-être pas besoin de s'inquiéter maintenant qu'ils sont morts...
- Arrête de dire des bêtises ! On ne sait pas du tout si celui qui nous recherche a encore des gens de cette espèce à nous envoyer... Et puis... Je ne suis même pas sure que les deux autres soient morts...
- Quoi... ? Mais... Tu m'as dit que tu leur avais envoyé suffisamment de grenades électriques pour tuer plusieurs hommes..
- Oui, mais... Je ne sais pas comment t'expliquer... Je ne les ai pas observés en détail, car j'ai préféré filer le plus vite possible, au cas où... Mais quelque chose clochait, je ne saurais pas dire quoi, mais à les voir, je n'avais pas vraiment l'impression de voir des hommes morts électroc... »
S'interrompant, elle regarda derrière son frère.
« Je ne pensais pas vous retrouver aussi facilement, cette fois-ci... »
Hazel se retourna. Nato était planté à quelques mètres du sky-car. Leur père les observa. Ils avaient quelques contusions. Son fils avait une compresse qui dissimulait mal le saignement de son front. Mais globalement, ils allaient bien. Les jumeaux l'observèrent aussi. Il avait l'air d'avoir vieilli. Il portait le gi du kurumisenryû.

« Descendez de votre sky-car et venez à la maison...
- Mâron t'a pourtant déjà expliqué que...
- Cesse de faire l'enfant ! Ce n'est pas pour reformer la famille que vous ne désirez plus, que je vous demande de me suivre. Vous ne voulez plus que je sois votre père, je l'ai compris. Mais j'ai entendu un peu de votre conversation, et j'ai eu la visite de Manacle aujourd'hui. Je ne sais pas dans quoi vous vous êtes fourrés, mais ça a l'air grave. Je vais panser un peu mieux ta plaie, et nous discuterons de ce que vous devrez faire pour vous mettre à l'abri. »
Mâron et Hazel n'eurent même pas à se regarder pour tomber d'accord. Nato était la seule personne qui pouvait les aider en l'état actuel des choses. Ils sautèrent du sky-car et le rangèrent dans sa capsule. Le garçon souffla :
« Nous ne nous sommes fourrés dans rien du tout. Enfin... Je ne crois pas... »
Nato ne répondit rien. Il se retourna pour ne pas que les deux jeunes le voient sourire.

----------------------------------------------------------------------------

« Leur père... ? Fu ! Fu ! Fu ! Intéressant...
- Je suis prêt à partir, maître.
- Oui, attends un peu, N°12, je vais te mettre un système qui nous permettra de garder le contact, au cas où... Et puis, je viens d'avoir une idée qui devrait faciliter la soumission totale à mes désirs de ces gamins après leur cybernétisation, vu que je ne peux pas les lobotomiser. Je vais briser leur personnalité. Hé ! Hé ! Hé ! »

----------------------------------------------------------------------------

Elle venait de faire demi-tour. Elle avait appelé tous les hôpitaux un à un, et finalement l'un d'eux avait bien reçu deux personnes répondant au signalement des jumeaux. Hazel était blessé au front, mais rien de grave. Mais ils avaient mystérieusement disparu. Elle aurait dû penser plus tôt à appeler les hôpitaux. Elle alla d'abord à l'hôpital en question, pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'eux et non pas d'une coïncidence. En leur montrant les photos de la banque de données de la ville, le personnel les identifia clairement. Elle fonça chez Nato Nuss lui annoncer que ses enfants étaient bel et bien vivants.

----------------------------------------------------------------------------

Cela faisait à peu près une heure que les jumeaux étaient chez leur père. Il avait mieux pansé la plaie de Hazel qui s'était arrêtée de saigner. Ils lui avaient raconté dans les détails tout ce qu'il s'était passé. Cela faisait un moment qu'ils ne se disaient plus rien. Soudainement, les jumeaux se levèrent pour partir.
« Où allez-vous ?
- Nous quittons la ville. Cela ne sert à rien de rester ici...
- Vous ne savez même pas à qui vous avez à faire. Pour qu'il puisse vous envoyer des combattants pareils, il doit avoir de gros moyens. S'il vous retrouvait ailleurs, que ferez-vous ? Fuir ? Vous allez passer votre vie à fuir ? Et de toute manière, le pourrez-vous encore ? D'après ce que vous m'avez dit, ces hommes étaient bien plus forts que n'importe quel expert en arts martiaux que l'on peut trouver au championnat. Ils ont l'air du niveau du démon qui nous a tué votre mère et moi... »
Les jumeaux furent étonnés qu'il parle de cela aussi facilement, mais n'en laissèrent rien paraître.

« Et que veux-tu que l'on fasse ? » demanda Mâron.
- Peut-être que si vous saviez qui vous recherche... Avec un peu de chance, si on parvient à neutraliser celui qui est derrière tout ça...
- Et comment veux-tu que l'on fasse pour le savoir ? ! Nous te l'avons dit ! Cela ne peut être ni les Red Sharks, ni aucun autre gang, ils ne feraient pas tant de mystère. Et personne d'autre n'a de raison de nous en vouloir à ce point, » s'écria Hazel.
« Et les lieux que vous avez braqués ? »
Ils restèrent silencieux.
« Hmm... N°9... N°10... » réfléchit le père à voix haute. « Avez-vous remarqué quelque chose qui pourrait peut-être les lier à une quelconque organisation ou groupe ?
- Non, nous... » Mâron s'interrompit. « Attends... Il y avait cette espèce de nœud papillon rouge cousu sur leurs vestes... »
« Un nœud papillon... ?
- Oui, c'était une espèce de morceau de tissu rouge en forme de nœud papillon. À chaque bout, il y a avait un R majuscule écrit en blanc... »

Leur père ouvrit la bouche, mais ne dit rien. Il avait l'air interloqué. Il se leva et leur amena un papier et un stylo rouge.
« Tu peux me le dessiner, s'il te plaît ? »
Mâron s'exécuta. Nato prit le dessin et eut un air choqué.
« Mais... Ce n'est pas possible... Qu'est-ce que cela veut dire... ?
- Qu'y a-t-il ? » demanda Hazel.
« Cet emblème… C'est celui de l'Armée du Red Ribbon...
- Le Red Ribbon ? » dirent ensemble le frère et la sœur.
« Oui, c'est une armée terroriste qui sévissait, il y a plusieurs années. Le gouvernement mondial ne parvenait pas à la combattre efficacement, et encore moins à l'éradiquer. Mais il y a de cela un peu plus de douze ans, elle a mystérieusement disparu...
- Mais si elle a disparu, qu'est-ce qu'elle vient faire dans cette histoire ? Et que nous veut-elle ? C'est bien trop gros pour nous, si c'est une affaire que même le gouvernement mondial n'a pu régler... » s'étonna Hazel.
« Je n'en sais rien... Mais c'est vraiment dangereux. Je... On pourrait demander à l'agent Manacle... Peut-être pourra-t-elle nous aider... Je... »
Il s'interrompit lorsqu'il s'approcha de la fenêtre.
- Qu'y a-t-il ? » demanda Mâron.
« Ve... Venez voir ! »
Les deux ex-chefs de gang s'approchèrent de la fenêtre. Au pied de l'immeuble, il y avait un homme. Un vrai géant, il avait la peau noire, des cheveux bleu ciels coiffés en brosse. Il portait une tenue d'art martiaux jaune, avec une ceinture noire. Il marchait pieds nus. Il était de dos. Et sur la partie arrière de son kimono, on pouvait voir un gros nœud papillon rouge avec deux R blancs. Il se retourna soudainement dans leurs directions. Les trois Nuss se cachèrent.

« Bon sang ! Comment ont-ils pu nous retrouver aussi vite... ? » s'exclama Hazel.
« Je ne sais pas, mais... » Nato s'interrompit, lorsqu'il rejeta un œil au pied de l'immeuble. L'homme n'était plus là. « Di... Disparu... »
Les jumeaux regardèrent à leur tour et constatèrent qu'effectivement, il n'y avait plus personne. Nato se précipita dans l'entrée, les jumeaux le suivirent, mais à peine entraient-ils dans le hall de l'appartement, que leur père leur lança une clé.
« C'est la clé du dôjô où on allait s'entraîner, avant. Allez-y !
- Hein ? Je croyais que cet endroit n'était plus à nous... » s'étonna Hazel en l'attrapant au vol.
« Oui, mais j'avais perdu cette clé et l'ai retrouvée plus tard. Je sais que personne n'a encore loué cette salle. Fuyez par la fenêtre de l'autre côté, et allez vous réfugier là-bas. Vous appellerez Manacle pour voir si elle peut vous être utile...
- Mais... Et toi ? » s'exclamèrent ensemble les deux jumeaux.
« Je vais essayer de le retarder le plus possible...
- Quoi... ? ! Non mais tu es malade ? !
- Tu n'as aucune chance ! !
- Partez immédiatement ! !
- C'est hors de question ! !
- Tout de suite ! !
- Mais... » tenta encore de protester Mâron. Mais voyant son air résolu, Hazel prit la main de sa sœur et la traîna jusqu'à la fenêtre.
« Non... Attends... »
Un seul regard de son frère lui fit comprendre que ce n'était pas la peine d'essayer de faire changer d'avis leur père. Ils ouvrirent une fenêtre de la cuisine, lancèrent une capsule et un sky-car apparut. Ils sautèrent dedans, démarrèrent et fuirent, lançant un dernier regard à leur père qui se dirigeait déjà à nouveau vers le hall, sans se retourner. Le temps qu'il était resté dans leur champ de vision n'avait duré que quelques fractions de seconde, mais cela leur parut bien plus long, l'image de leur père s'imprimant dans leur cerveau. La dernière image de leur père, sans doute...

----------------------------------------------------------------------------

« Ils se sont enfuis par la fenêtre. Mais le père est resté. Je vais les suivre avec le robot-espion. Toi, occupe-toi du père.
- Bien, maître, » répondit N°12 à la voix du Dr Gero, qui lui parlait par l'intermédiaire de la puce qu'il venait de lui greffer.

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Nato se mit devant sa porte, en position de combat. Il se concentra pour écouter les bruits de pas. Il fallait que cela soit des pas non chaussés. Ce serait plus difficile à entendre, mais au moins, était-il sûr de ne confondre avec personne.

Il finit par entendre les pas. Lorsqu'ils arrivèrent à la hauteur de la porte d'entrée, Nato courut vers celle-ci. Sans le moindre cri, il sauta et donna un grand coup de pied sur la porta qui sortit de ses gonds et vint heurter quelque chose, avec Nato toujours dessus. Cette chose stoppa net la progression de la porte. Nato eut à peine le temps d'être impressionné que quelqu'un puisse ne pas bouger d'un pouce face à une telle attaque, que déjà la porte fut propulsée vers où elle venait, et lui avec. Il fut projeté dans son appartement, tandis que la porte explosa contre les bords du mur. Il se releva et vit l'homme en face de lui, inexpressif, des yeux oranges et de petits anneaux à chaque oreille. Une femme, voisine de Nato, ouvrit la porte de chez elle, mais quand elle vit le géant et la porte des Nuss défoncée, elle referma aussitôt. Heureusement pour sa vie, la créature ne la vit pas.

« Bien, maître. »
Nato ne comprit pas que ces mots étaient adressés à une personne qui ordonnait à son adversaire de ne pas le tuer tout de suite. Il se releva et fonça sur le géant, tentant un coup de pied, mais d'un revers de main celui-ci le renversa. Il saignait déjà du nez et avait la lèvre inférieure fendue. Il vit que ce simple revers avait arraché un pan de mur, rien qu'en le frôlant, mettant à nu des câbles électriques. L'ex-champion n'eut pas le temps d'être impressionné, qu'il fut projeté vers sa cuisine, heurtant l'évier qui explosa, giclant de l'eau aux alentours. Nato avait deux ou trois côtes cassées. Il gémit.

« Il va me tuer, » pensa l'homme.
Il commençait à trembler, car il repensait à son expérience de la mort. Il regrettait de ne pas être parti avec ses enfants... Qu'espérait-il ? Il ne pourrait jamais vaincre cet homme. Derrière son écran d'ordinateur, Gero, qui pouvait assister à la scène grâce à la micro-puce implantée sur N°12, hurlait contre son androïde.
« Bon sang ! Fais attention ! Tas de ferraille ! Je t'ai dit de ne pas le tuer immédiatement ! Il doit prononcer les mots qu'il faut ! Hein ? Il se relève ? ! »

Nato se leva tant bien que mal. Il devait quand même lutter. Il se mit en position. Il regarda son agresseur, qui lut la peur dans ses yeux. Il était déjà assez performant pour cela. Se faisant aussi arroser par l'eau de l'évier, la machine s'approcha alors du père des jumeaux qui resta immobile jusqu'au dernier moment. Il lança alors ses deux poings sur le sternum de son adversaire avec toute la force qu'il pouvait. Il sentit alors une vive douleur dans ses mains, particulièrement la gauche qui venait de se briser. Il s'effondra à terre et vit le géant qui restait inébranlable. Il recula, puis se recroquevilla.
« Non... Non... Non... Non ! Hic ! Veux... pas mourir... Non... Tout... Mais ne me renvoyez pas là-bas. Hic ! Pitié ! Hic ! Je... Ce noir... Cette souffrance... Cette solitude... Ce froid... Non... Non ! Nooon ! ! Pi... Pitié ! Ne me renvoyez pas là-bas... Hic ! Ne... Ne me tuez pas... Pitié... Pas là-... là-bas... C'est pire... Hic ! Pire que tout... Non... Pitié ! »

Il ne regardait même pas son adversaire en disant ça. En réalité, sa bouche parlait toute seule. Il était complètement prit d'une panique incontrôlable. Une terreur immense l'envahissait, prenant la place de tout ce qui l'entourait. Seule cette terreur existait à présent. Il se sentait déjà dans ce monde où il avait tant souffert. Une souffrance indéfinissable. Il avait des spasmes. N°12 en fut interloqué. Gero derrière son écran aussi. Il ne comprenait pas une réaction aussi forte. Bien des gens avaient peur de la mort, mais il s'agissait de quelqu'un qui semblait s'y connaître en arts martiaux et qui avait décidé de lui-même d'affronter son robot, tout en connaissant les risques. Pourquoi ce changement d'attitude ? Finalement, Gero sourit.
« C'est encore mieux que je ne l'espérais... Je ne pensais pas qu'il servirait aussi bien mes plans. Je n'ai presque rien à ajouter. Hé ! Hé ! Hé ! Hé ! C'est bon, N°12 ! Tu peux le tuer ! Je n'ai plus besoin de lui ! »

L'androïde allait achever l'homme. Il joignit les doigts de sa main gauche et les tendit, puis recula son membre, près à le planter dans le cœur de Nato. Mais il reçut un objet à l'arrière de la tête. En même temps, Nato entendit une voix qui lui permit de redevenir à demi-conscient et de sortir un peu de son univers de terreur.

« Lai... Lai... Laissez-le ! Je... Je... J'ai appelez la po… po… po… police ! »

Soy avait vu M. Nuss rentrer dans le bâtiment avec ses enfants. Il s'était beaucoup réjoui, et avait voulu aller leur dire bonjour. Mais finalement, il s'était abstint, se disant que peut-être, père et enfants étaient sur le point de se réconcilier, et qu'il ne voulait pas les déranger. De plus, après que leur panique se soit calmée en constatant que leur fils allait bien, ses parents l'avaient puni pour son escapade au centre ville, et il était obligé de rester à la maison pour faire des devoirs supplémentaires qu'ils lui avaient donnés. Ils aimaient bien copier les punitions de ses professeurs. Même s'il était seul à la maison, ses parents étant toujours au magasin, il savait qu'il avait intérêt à obéir.

Mais il avait entendu un grand vacarme venant de chez les Nuss. Et il était monté aussi vite que ses béquilles lui permettaient, alors qu'il avait déjà mis son pyjama bleu décoré de nounours. Quand il vit ce géant qui faisait du mal à M. Nuss, il avait voulu l'aider, et avait ramassé le premier objet qui lui était tombé sous la main, un morceau de la porte, pour le lancer sur l'agresseur. Mais il n'avait, en réalité, pas pensé à appeler la police. Et maintenant qu'il voyait le géant s'avancer vers lui, il se traitait de tous les noms. Si M. Nuss, un ex-champion, l'homme qui avait tout appris à Mâron et Hazel, n'avait rien pu faire contre son agresseur, comment lui, qui était incapable de se défendre contre deux racketteurs idiots, pouvait-il espérer être d'une quelconque utilité ?

Lorsque l'androïde fut assez proche de l'enfant, il lui envoya ce qui pour lui était une pichenette, mais qui pour le petit rouquin était un puissant coup de pied qui lui broya plusieurs côtes et le propulsa contre le mur d'en face, brisant au passage son plâtre et sa jambe déjà fracturée.

Nato observait la scène, encore à moitié dans son monde de terreur. Il vit le géant s'approcher du petit rouquin, pour l'achever. Il parvenait un peu plus à penser, à présent.
« Non... Soy... Hic ! Laisse-le... Laisse-le... Je ne veux pas qu'il me rejoigne ! Ce n'est qu'un enfant... Je ne veux pas que mes enfants me rejoignent... Laisse-les tranquilles... Laisse Soy tranquille... Laisse mes enfants... tranquilles... Ils ne doivent pas me rejoindre... Non... Je n'y suis pas encore... Je ne dois pas te laisser les y envoyer... »
Il se reconnecta complètement à la réalité. Il sortit de sa torpeur, se leva et marcha vers la créature encore mouillée par l'eau giclée de l'évier, sans qu'elle ne le voit approcher. Il regarda les câbles électriques sortant du mur détruit à côté de l'androïde.

« Sale monstre... » pensa-t-il, puis à haute voix « Sale monstre ! »
La machine se retourna.
« Je ne te laisserais pas faire de mal à Soy, et encore moins à mes enfants... Même si je dois retourner là-bas ! »
N°12 sourit narquoisement, pour la première fois, il montrait une émotion.
« Tu vas bientôt arrêter de sourire... Alors comme ça, tes petits amis craignaient l'électricité... ? Hein... ? » Il enfonça sa main dans un trou du mur et arracha un câble électrique, mais d'un seul côté laissant le reste relié au courant. « Et toi ? »

Il parcourut rapidement le mètre qui le séparait de son adversaire, la main portant le câble pointant vers lui. Le cyborg n'esquiva pas et reçut le choc électrique. N°12 était parcouru de courants électriques, mais il ne bougea pas. Il continua de sourire. Attrapant le bras de Nato, il transperça son cœur de son autre main. Il aspira l'énergie de sa victime à l'aide du petit dispositif sur la paume tenant fermement le membre de l'homme. Ce fut la dernière chose que Soy perçut avant de fermer les yeux et de sombrer dans l'inconscience. Au moment de mourir, le père des jumeaux eut encore le temps de penser :
« J'ai encore échoué... Je n'ai pu protéger personne... Dona, ma chérie, j'aimerais tellement croire que je pourrais te revoir pour te demander pardon... Mais je sais qu'en cet endroit, les seules choses que l'on retrouve sont les ténèbres et la souffrance... »
Le père de Mâron et Hazel expira. L'androïde le jeta à terre comme s'il s'agissait d'un vulgaire déchet.

« Peuh ! Malheureusement pour lui, tu n'as pas les mêmes défauts que N°9 et N°10. Bien ! Sors du bâtiment, je vais te guider jusqu'aux cibles.
- Bien, maître. »
Il sortit en traversant un mur et en s'envolant à grande vitesse.

Quelques minutes plus tard, la porte de l'ascenseur s'ouvrit et Manacle en sortit. Elle se figea lorsqu'elle découvrit un enfant à terre, puis Nato Nuss, le cœur transpercé, baignant dans son sang et tout son appartement dévasté. Elle se demanda ce qu'il s'était passé. Mais elle réagit vite, elle prit son portable et appela la police.
« Agent Manacle ! Je demande une patrouille pour l'adresse GFA 5432, j'ai... Comment ? Une patrouille a déjà été envoyée... ? »
Effectivement, elle entendit des sirènes de police. Quelqu'un avait déjà dû les appeler. Elle entendit aussi autre chose, très faiblement, une sorte de râle. Elle s'approcha de l'enfant et toucha son pouls.
« Il est encore en vie ! Envoyez aussi une ambulance ! C'est pour un enfant d'une dizaine d'années. Il souffre de nombreuses contusions et hémorragies. » Elle toucha la poitrine de Soy. « Il a aussi plusieurs côtes brisées ! Vite ! » Elle raccrocha. « Tiens bon, petit ! »
Elle commença à lui prodiguer les premiers soins. D'autres policiers arrivèrent à l'étage, pendant que la voisine rouvrit la porte et d'autres voisins venaient des cages d'escaliers pour voir ce qu'il se passait, maintenant qu'ils étaient rassurés par l'arrivée de la police.

----------------------------------------------------------------------------

Les deux jumeaux étaient dans la salle où leur père les entraînait lorsqu'ils étaient enfants. Ils n'avaient rien allumé, pour ne pas attirer l'attention. Hazel se tenait debout, regardant au travers de la fenêtre. Mâron était accroupie au pied d'un mur. Aucun d'eux n'avait ouvert la bouche depuis leur fuite de l'appartement de leur père, et ils ne se regardaient pas. Mâron brisa le silence.
« Il doit être mort… »
Hazel ne répondit rien, mais il n'en pensait pas moins. Aucune chance que leur père puisse vaincre cet homme, s'il était aussi fort que les deux autres. Et il n'y avait aucune raison qu'il le soit moins. Le frère et la soeur avaient un air abattu, fatigué, vidé... Ils tentaient de contenir le flot d'émotions qui menaçait des les envahir.

« Nous devrions peut-être partir d'ici, s'ils nous ont trouvés chez Nato, ils pourraient nous retrouver ici… » fit le frère, pour tout commentaire.
« Non… Je ne pense pas… Ils ont pu trouver l'adresse auprès des renseignements de la ville… Nous n'avons pas signalé notre "déménagement"… C'était comme si on habitait toujours là-bas… Nous devrions pouvoir avoir un peu de répit, ici.
- Allons-nous appeler Manacle, comme nous l'a proposé Nato ? » Cette fois, il s'était retourné pour parler, et sa sœur leva aussi les yeux.
« Cela doit sûrement la dépasser, elle aussi… Le Red Ribbon… Cela n'a pas l'air d'être quelque chose que la police puisse régler… Cela dit, c'est peut-être mieux que rien… Nato l'a dit, ils n'ont pas l'air de vouloir nous lâcher… Et ont l'air d'avoir des moyens, pour avoir des guerriers pareils… On devra passer notre vie à fuir, si l'on ne fait rien… Autant commencer notre lutte quelque part… »

Hazel sortit son portable pour appeler la police et demander l'agente Manacle. Mais soudainement la porte du dôjô explosa. Ils virent alors entrer N°12 dans la pièce. Ils se mirent instantanément en position de combat, sans se poser de questions sur le moyen qu'il avait utilisé pour les retrouver. Cependant, sans même qu'ils puissent apercevoir son mouvement, l'androïde se retrouva derrière la jeune femme. Il lui donna un petit coup de son pouce sur la nuque et elle s'écroula, évanouie.

« Mâ… Mâron ! ! »
Hazel accourut vers l'agresseur, mais ce dernier apparut derrière lui en un instant et lui fit la même chose qu'à sa jumelle, et il perdit connaissance à son tour.
« Parfait ! Tu peux me les ramener à présent ! Hé ! Hé ! Hé !
- Bien, maître. »
L'androïde se dirigea vers une fenêtre pour s'envoler, prenant un jumeau dans chaque bras. Soudainement, il stoppa son mouvement.
« … Ses batteries sont déjà épuisées… Décidément… Entre mes cyborgs qui manquent d'autonomie, N°16 qui ne m'obéit pas et Cell qui ne sera développé que d'ici une trentaine d'années… Je crois que je suis maudit… Hmpf ! N°11 ! Va chercher N°12 et les cibles ! Tout de suite ! »
Dernière édition par San999 le Jeu Fév 09, 2012 13:04, édité 1 fois.
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Messagepar PaPoY » Mar Oct 09, 2007 14:18

toujours aussi frais :)
Que de suspens :!:
vite la suite :roll:
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Messagepar San999 » Sam Oct 13, 2007 14:18

Merci!

Bien, voici l'avant-dernier chapitre! :D (Et oui! Cette histoire touche à sa fin... Mais je vous ferais quand même attendre pour le dernier chapitre, qui est déjà prêt! :twisted: ) Cependant, je tiens à prévenir que ce chapitre sera assez dur, donc âmes sensibles s'abstenir. (Mais de toute façon, la moyenne d'âge est plutôt élevée sur ce forum...)







Chapitre 12: Le docteur Gero




Mâron entrouvrit les yeux. Elle les referma immédiatement, éblouie. Elle avait un peu mal à la tête. Elle mit la main sur sa nuque endolorie et la massa. Elle se mit difficilement à quatre pattes. Elle gémit faiblement. Elle tenta de rouvrir les paupières. Sa tête tournée vers le sol, la lumière la gênait moins. Le sol était gris roche. En fait, il avait l'air d'être en roche. Mais il était incroyablement lisse et propre. Elle entendait des bruits électroniques. Ses yeux commençaient à s'habituer à la clarté. Elle put voir des ombres par terre, une silhouette humaine et ce qui semblait être des barreaux de prison. Elle leva la tête, mais mit aussitôt sa main gauche sur le front, se protégeant d'une lumière qui ne semblait pas être celle du Soleil. Elle put discerner au moins deux silhouettes humaines qui se découpaient dans cette grande clarté. L'une d'elle était penchée sur quelque chose de massif. Cette dernière sembla bouger.

« Ooohh... N°18, tu es réveillée ? »
C'était la voix d'un homme, d'un homme plutôt âgé.
« Num... N°18... ? » balbutia la jeune femme.
L'homme avait ricané avant de reprendre des activités qu'elle ne parvenait toujours pas identifier, ses pupilles étant encore trop dilatées. Elle mit un certain temps à comprendre que c'était à elle que s'adressait ce "N°18".
« Je... Je ne suis pas N°18. Je suis Mâ... »

Elle s'interrompit. Elle avait renoncé à ce nom, mais Mosin ne convenait plus vraiment non plus. Les Rifles n'étaient plus. Ils l'avaient même trahie. Comment conserver un nom qu'elle avait pris pour eux ? L'homme se retourna encore. Cette fois-ci, il se rapprocha. Elle jeta un œil à l'autre personne qui était à côté des barreaux. Elle pouvait mieux le voir. Il était grand, blond et portait la même tenue que N°9 et N°10. Elle se reconcentra sur l'homme qui avançait vers elle. Elle se leva, s'approchant des barreaux. Elle put voir son visage, ses iris étaient plus contractés et il était plus proche. Un vieillard, comme elle le pensait. Des yeux oranges, le visage sillonné de rides, cheveux gris décoiffés tombant sur les épaules, moustache de la même couleur. Il avait un regard cruel, presque dérangé, et un sourire sardonique.

« C'est vrai. Tu n'es pas encore N°18. Mais cela ne tardera pas. Alors autant t'appeler déjà comme ça. »
Elle ne comprenait pas ce qu'il voulait dire par là.
« Vous... Vous êtes de l'Armée du Red Ribbon... ?
- Vous êtes intelligents pour avoir compris ça tout seuls. Oui, je suis le Dr. Gero de la défunte Armée du Red Ribbon. »
Il ne paraissait pas étonné qu'elle puisse savoir ça.
« Qu'est-ce que vous nous voulez ? On n'a jamais eu à faire à vous... » Elle réalisa soudainement. « Où... Où est mon frère... ?
- Ton frère ? Il est là, voyons. »

Il s'écarta. Elle porta son regard vers l'endroit d'où elle l'avait vu venir. La masse informe qu'elle ne pouvait pas identifier auparavant, par manque d'habituation à la clarté, elle pouvait à présent parfaitement voir ce que c'était. Une table d'opération qui était relié à toutes sortes de câbles électriques, des appareils électroniques complexes posés à côté. Sur cette table, Hazel, son frère, était nu. Toutes sortes de fils lui étaient connectées. Des traits noirs parcouraient son corps, comme s'il s'agissait de parties à couper. Il avait ses yeux ouverts mais fixes. Il ne bougeait pas. Mais ce qui choqua le plus la jeune femme fut son avant-bras gauche. La peau en avait été écartelée, et ses muscles étaient à vif, des sortes de composés électroniques semblaient être implantés dessus. Elle écarquilla les yeux, révulsée. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Soudainement, elle éclata. Elle se précipita contre les barreaux de sa cage, s'y agrippant. Le choc fut si violent, que les barreaux vibrèrent. Le vieillard s'écarta rapidement, un peu effrayé d'une telle vivacité. Elle se mit à hurler, le visage collé aux barreaux, qu'elle secouait toujours !

« Hazeeeel !! Enfoirééé !! Assassin !! Qu'est-ce que tu as fait à mon frèèère ?!? Je vais te tuer ! Je vais te tueeer !!!! Hazeeeel !!!!
- Hazel ? Il n'y a aucun Hazel, ici. Ce que tu vois là, c'est N°17.
- La ferme !!! Enflure !! Je te tuerai !! Hazeeel ! »
Elle se calma, en entendant un gémissement. Elle regarda son frère. C'était bien lui qui émettait ce son. Il était... vivant... ?
« Qu... Qu'est-ce que tu lui as fait... ?
- Fu ! Fu ! Fu ! Je suis en train de lui donner un immense pouvoir. Et ce sera bientôt ton tour. Vous pouvez me remercier de vous avoir élus. Vous serez bientôt les créatures les plus puissantes de l'univers, N°17 et toi, N°18. »
Elle commençait à vaguement comprendre. N°17. N°18. N°9. N°10.
« Tu... Tu veux que l'on devienne tes soldats. Comme N°9, N°10 et l'autre...
- Vos pouvoirs iront bien au-delà de ceux de ces boîtes de conserve.
- B... Boîte de conserve... ? »
Qu'il appelle des monstres pareils "boîtes de conserve", la décontenança.

« Mais pourquoi... ? Et pourquoi... nous... ? »
Le visage du vieillard se durcit.
« La vengeance ! Je veux me venger de Son Gokû qui a anéanti les rêves du Commandant-en-Chef Red ! Et les miens avec ! Et je veux que vous soyez l'instrument de cette vengeance ! Je veux lui envoyer des adversaires qu'il ne pourra jamais vaincre ! Je veux le mettre plus bas que terre avant de l'éliminer pour de bon. Et vous, vous allez m'y aider. Vous serez les plus puissants cyborgs que... Oh ! Et puis, pourquoi je te raconte tout ça... ? De toute façon, tu le sauras bientôt...
- On a rien à voir avec ce "Son Gokû" ou ce "Commandant-en-Chef Red" ! Relâchez-nous, espèce de malade ! On se fiche de vos histoires ! Nous n'avions jamais entendu parlé du Red Ribbon avant ça ! On ne sera jamais vos marionnettes !
- Oh, si, vous le serez ! Je briserai votre volonté ! J'ai ce qu'il faut... Fu ! Fu ! Fu ! Je vous ai choisis, car vous êtes des experts en arts martiaux exceptionnels, et qu'après plusieurs essais j'en suis arrivé à la conclusion que seul la force physique et mentale d'experts de haut niveau pouvait donner de grandes chances de survie à la cybernétisation. Car pour vous implanter les circuits électroniques qui amélioreront vos capacités musculaires et nerveuses, vous devez être conscients. »
Mâron se figea et fixa son frère.
« Tu... Tu veux dire qu'il...
- Il est conscient, oui. Je lui ai fait respirer un gaz paralysant. Ce que je lui fais en ce moment nécessite qu'il soit conscient, pour que je sois sûr que toutes les connexions réagissent. »

Elle écarquilla les yeux. Tandis qu'elle regardait le corps inerte de son frère aux yeux grands ouverts, la jeune femme sentit une sourde colère monter en elle. Elle sourit machiavéliquement.
« Tu es un idiot. Tu l'as dit toi-même, tu nous as choisis entre autres pour notre force mentale d'experts en arts martiaux. Tu crois que nous nous soumettrons aussi facilement à ta volonté... ? » Elle cessa de sourire et lui lança un regard plein d'une haine froide. « Quand tu auras fini de nous faire subir ces choses, nous te tuerons. »
Le Dr. Gero déglutit. Il n'y avait pas à dire, elle était intimidante pour une si petite carrure. Mais il se ressaisit et sourit maléfiquement.
« Je soumettrai cette force à ma propre volonté, N°18.
- Je ne m'appelle pas N°18 ! Je m'appelle Mâron !
- Excuse-moi, mais je vais reprendre la transformation de N°17.
- Il n'y aucun N°17, ici !! »

Gero sourit sardoniquement. Il reprit ses outils et recommença ses opérations sur Hazel. Mâron se mit à secouer les barreaux.
« Je... Je ne te laisserai pas faire ! »
Elle se recula, sauta et donna un grand coup de pied aux barreaux, qui vibrèrent violemment. Gero se retourna.
« Cela ne sert à rien. Cette cage est faite dans un alliage de métal très souple, mais quasiment incassable. Il n'existe qu'un très petit nombre d'êtres humains capables de les briser, je les connais tous, et tu n'en fais pas partie.
- La ferme !! »
Elle se remit à donner des coups de pieds de toutes ses forces.
« Fais comme tu veux. »

Il se reconcentra sur son travail, tandis que Mâron continuait de se battre avec sa cage. Au bout d'un moment, elle se mit à souffler. Ses jambes étaient endolories, et elle sentait le sang couler sur ses jambes, sous son pantalon noir. Cependant, elle se remit à frapper avec d'autant plus de vigueur tout en criant.
« Ça suffit ! Tu me déconcentres ! Et je ne veux pas que tu sois trop abîmée ! N°11 ! Calme-la ! »
L'homme à côté de la prison de la jeune fille, bougea pour la première fois. Avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, il l'avait déjà attrapée par le cou à travers les barreaux. Elle tenta de se débattre, mais elle sentit sa force la quitter et elle s'affaiblit de plus en plus, jusqu'à ne plus avoir la force de se débattre.
« Arrête, N°11. Elle doit rester vivante. »
L'androïde la lâcha. S'écroulant à terre, elle tenta de se relever, en vain.

« Maintenant, reste tranquille, N°18.
- Je ne... ne suis pas... Num... N°18... Mon nom... Mon nom est Mâron... ! » tenta-t-elle de hurler.
« À quoi bon vouloir garder l'identité que vous a donnée un homme qui vous a trahis ? Tu ne seras plus Mâron, mais N°18, l'une des deux plus puissantes créatures de l'univers. Et ce sera grâce à moi. Maintenant, c'est moi votre père. Et si vous me donnez ma vengeance, je saurais vous récompenser. Sois reconnaissante de la puissance que je vais te donner.
- Va... Va te faire foutre... » dit-elle faiblement. « Tu n'es... Tu n'es pas notre père... N... Notre père est Nato et il ne nous a pas trahis.
- Ah oui ? Dans ce cas, comment vous ai-je retrouvés ? » Le savant sourit sardoniquement.
Après un moment de silence choqué, Mâron répliqua : « Tu... Tu mens...
- Je mens, hein ? Pourtant, j'ai de jolies images qui le prouvent. Je vous les montrerais en temps et en heure. C'est quelque chose de voir ton soi-disant père supplier pour sa vie en tremblant comme une feuille. C'était vraiment pathétique. Votre "père" était un lâche, pour qui sa vie avait plus d'importance que celles de ses propres enfants. Il n'a même pas réagi quand un gamin roux en béquilles qui était venu l'aider, a été tué par N°12. Et pourtant, ils avaient l'air de se connaître...
- S... Soy... » souffla faiblement Mâron. « N... Non...
- Mais ne t'en fais pas. N°12 a quand même tué ce lâche. Et puis, maintenant, vous m'avez moi, votre père et maître. La seule personne pour qui N°17 et toi avez encore la moindre importance. Hazel et Mâron n'existent plus. Nagant et Mosin, non plus. Ce n'étaient que des pitoyables humains que tout le monde oubliera bien vite, comme Nato l'a lui-même fait au moment de sa mort. Il n'y a plus que N°17 et N°18, deux cyborgs bientôt surpuissantes, que personne ne pourra oublier lorsque vous accomplirez ma vengeance. »
Mâron n'eut pas la force de répondre. Elle se mit à pleurer à chaudes larmes, en silence. Puis, fermant doucement les yeux, elle sombra dans l'inconscience. Gero retourna vers N°17. Il allait recommencer son opération. Lorsqu'il regarda les yeux du jeune homme, malgré son regard fixe, le docteur put y percevoir une grande rage. D'abord légèrement décontenancé, ce dernier sourit et se remit au travail.

Il savait exactement ce qu'il devait faire. Dans sa première tentative, il avait voulu faire comme avec N°8, remplacer certains organes, muscles et os par des mécaniques. Mais il s'était rendu compte qu'à leur niveau, il devait presque tout changer, et la fusion avec Cell devenait alors très difficile. Il avait alors eu l'idée de ces mini-circuits et des puces électroniques qui renforceraient la résistance et les capacités de l'organisme de ses sujets. Cela avait pris du temps de mettre tout cela au point, mais il y était finalement parvenu. Il avait commencé par renforcer les organes internes, puis il avait injecté des puces nanoscopiques dans les os de ses sujets, et enfin, il avait essayé d'améliorer les capacités musculaires et nerveuses. C'était à ce moment-là qu'étaient survenus les problèmes, contre toute attente. Les organes semblaient plus difficiles à renforcer, mais les sujets pouvaient rester endormis durant cette phase. Ce n'était cependant pas le cas pour les muscles et les nerfs superficiels qui nécessitaient de mesurer l'activité encéphalogrammique pour s'assurer de leur fonctionnalité. La plupart des sujets ne résistaient pas à un tel traitement et succombaient à une attaque cérébrale ou cardiaque. Il n'avait jamais pu arriver jusqu'aux implantations des puces cérébrales.

Il s'était alors rendu compte qu'il lui fallait des êtres particulièrement résistants. Mais ce n'était pas suffisant. Il décida donc de commencer par renforcer les membres avant toute chose et d'y aller étape par étape. Si N°17 et N°18 survivaient à cette première phase, il s'occuperait des organes puis des os du tronc. De plus, s'ils avaient résisté à la première étape, il y avait peu de chances qu'ils succombent à la deuxième phase d'amélioration de leurs muscles et nerfs, ceux du tronc et de la tête. Cette fois-ci, contrairement à N°8, qui après son opération avait finalement plus ressemblé à un monstre qu'au charmant petit paysan qu'il avait alors kidnappé, il voulait faire attention à l'esthétique et il avait donc mis au point une technique chirurgicale qui lui permettrait de ne laisser aucune trace. Ainsi N°17 et N°18 resteraient physiquement les mêmes qu'avant leur transformation.

Il pourrait ensuite passer à la phase cérébrale. Il devait leur permettre de suivre les mouvements rapides qu'ils exécuteraient, leur intégrer des puces contenant des informations sur leurs ennemis, et sur leurs techniques de combat, ainsi que programmer leurs propres capacités martiales, mais il devait avant tout briser leur personnalité. Il voulait qu'ils lui obéissent au doigt et à œil. Pas comme cet ingrat de N°8, qui vivait maintenant paisiblement au village Jingle. Il s'occuperait peut-être de lui, une fois que le compte de Gokû et ses amis serait réglé. Mais pour l'instant, il avait d'autres chats à fouetter.

Au bout de quelques heures de travail sur N°17, il avait enfin fini de s'occuper de son bras gauche. Le sujet avait l'air de plutôt bien tenir le choc et les implants avaient l'air de fonctionner à merveille. Le cardiogramme indiquait une intense activité du coeur, mais pas de façon inquiétante. Il l'endormit alors. Il prépara une autre table d'opération, puis cria :
« N°11, amène-moi N°18 ! »

Celui-ci ouvrit la cage, prit la jeune femme dans ses bras et la plaça sur la table d'opération. Gero dit alors à sa créature d'aller se recharger. Celle-ci s'exécuta. Il déshabilla totalement la jeune femme. Il lui mit sur le visage un masque dont sortit le gaz paralysant. Puis, il lui injecta par intraveineuse un vigorant qui la réveilla instantanément. Elle écarquilla grand les yeux, elle vit Gero penchée sur elle. Elle se vit soulever ses mains pour le prendre par le cou, mais son corps ne suivit pas. Elle se rendit compte qu'elle ne pouvait absolument pas bouger.
« Le... Le gaz paralysant ! » pensa-t-elle. Elle comprit tout de suite ce qui allait lui arriver.

Gero se tourna vers quelque chose qui bipait.
« Ton pouls s'accélère... Mais après tout, c'est normal. Je comprends que tu sois stressée. Mais ne t'inquiète pas, ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Fu ! Fu ! Fu ! Après, tu me remercieras pour ta toute nouvelle puissance. »
Mâron tentait de lui crier des insultes. Non seulement aucun son ne sortait, hormis quelques faibles gémissements, mais ses lèvres ne bougeaient même pas. Elle vit Gero prendre un scalpel. Elle entendit les bips s'accélérer. Elle sentit une sensation froide sur son avant-bras, puis chaude et ressentit une vive douleur qui descendait jusqu'à son poignet, à mesure que le scalpel tranchait sa peau. Elle avait envie de hurler, mais ne le pouvait pas. Elle sentit des mains expertes écarter sa peau de ses muscles. Elle n'avait jamais rien senti d'aussi douloureux, et pourtant, elle ne pouvait pas exprimer sa souffrance.

Les choses se poursuivirent ainsi pendant une durée que les jumeaux étaient bien incapables de déterminer. Tantôt Gero s'occupait de l'un en endormant l'autre, tantôt l'inverse. Ce fut un véritable enfer pour les deux jeunes, souffrant atrocement en silence et sans bouger. Quand il ne les opérait pas, leur kidnappeur les endormait, si bien que les seuls moments d'éveil étaient consacrés à une intense douleur. Ils ne se rendirent pas compte quand l'homme renforça leurs organes, car ils étaient, cette fois-ci au moins, complètement endormis. Il leur ajouta aussi une bombe très puissante dans leur corps. Au cas où... Ils eurent l'impression que les opérations passèrent immédiatement de leurs membres au reste de leurs corps.

Une fois tout ceci terminé, Gero améliora leurs cerveaux. Puis, il commença à charger les données sur Gokû et ses amis dans les puces implantées dans leurs cortex cérébraux. Il s'arrangea pour que le transfert se fasse comme le visionnement d'un film et les martela sans relâche des mêmes informations. Les noms N°17 et N°18 revenaient sans cesse, pour les obliger à accepter leurs nouvelles identités. De même, il essayait d'ancrer en eux une haine profonde envers Gokû.

Il y mêla aussi ce qui devait briser leurs personnalités. Les images qui revenaient sans cesse étaient celles de ce que N°12 avait fait à Nato et Soy. Gero leur montrait surtout le moment où leur père implorait pour sa vie, son inaction lorsque l'androïde avait attaqué l'enfant, ainsi que des images trafiquées où Nato révélait la cachette de ses enfants et enfin la vidéo authentique de sa mort. Bien entendu, il se garda de montrer que juste avant sa mort, Nato avait crié sa volonté de protéger ses enfants et Soy.

Bien avant cela, les jumeaux avaient déjà décidé de couper tout lien avec Nato. Mais ce n'était pas parce qu'ils ne l'aimaient pas, ou qu'ils n'avaient pas confiance à lui. Sur ce point, ils avaient même été clairs avec lui. Ils l'aimaient, mais ne pensaient pas qu'il soit possible d'avoir une vie heureuse, en pensant à leur mère, ni qu'ils auraient la force de se forcer à oublier. Ce qu'ils ne lui avaient pas dit, en revanche, c'est qu'ils étaient terrifiés à l'idée que cette situation puisse les détruire encore plus, vivant ensembles mais incapables de savourer le moindre moment de bonheur, pensant sans cesse à leur mère, privée à jamais d'une telle quiétude. Repartager une vie familiale tous ensembles, aurait signifié pour eux, soit l'oubli de Dona, soit l'autodestruction par l'obsession de sa souffrance. Pour eux, leur vie familiale et toute possibilité de bonheur étaient mortes en même temps que Dona. Mais ils avaient toujours beaucoup d'estime pour Nato. Les images que leur montrait Gero étaient donc pour eux bien pire que la torture physique qu'il leur avait fait subir. Cela détruisait ce qu'ils réalisaient avoir toujours senti comme le dernier lien avec leur père, l'estime. C'était la dernière chose qui leur permettait de ne pas rejeter leurs dix premières années de vie, encore pleines de joie, comme une vague illusion qu'elles leur semblaient être.

Ainsi, durant un temps que les jumeaux ne purent déterminer, ils ne vécurent que ce qui leur semblait être un long cauchemar, où une quantité incroyable d'informations leur était injectée. Ils finirent par ne plus savoir ce qui était réel. La mort de leur père, sa trahison, la mort de Soy, N°17, N°18, Son Gokû, l'Armée du Red Ribbon, le Commandant-en-Chef Red, le Roi Démon Piccolo, les Saiyans, Piccolo, Raditts, Son Gohan, Vegeta, Kulilin, Bulma, Capsule Corp., Kame Sennin, Dieu, les dragonballs... Toutes ces données s'entremêlaient dans une sorte de chaos imprégné de haine. Ils essayaient de se raccrocher à une image rassurante pour ne pas perdre la raison. Ils pensèrent à leur vie dans la montagne avec leurs deux parents, mais ces souvenirs étaient aussitôt salis par la trahison de Nato. Au moment où ils pensaient qu'ils allaient lâcher prise, ils purent placer au milieu de tout ce flot de haine des souvenirs plus doux, ceux des rencontres avec les Corn. Ce n'était pas grand chose, mais cela leur permit de ne pas sombrer complètement.

----------------------------------------------------------------------------

Cela faisait près d'un mois que Gohan, Piccolo, Bulma, Vegeta (qui semblait étrangement être devenu un allié) et quelques Namekks étaient arrivés sur Terre avec les dragonballs de la planète dont ils venaient. Apparemment, ils avaient affronté l'être le plus puissant de l'univers, un certain Freeza. Mais quelle que soit sa puissance, il ne dépassait sûrement pas la puissance de N°17 et N°18, si Gokû l'avait vaincu. Gero avait soigneusement calculé la puissance que lui et ses amis pouvaient atteindre et ils ne pourraient guère faire plus que centupler leur force par rapport à leur départ de la Terre. Ce qui était, certes, énorme, mais très loin de suffire pour vaincre ses deux cyborgs. Il semblait que Gokû et Kulilin eussent perdu la vie dans le combat. Mais ils allaient bientôt être ressuscités par les dragonballs namekks qui étaient apparemment plus puissants que ceux de la Terre.

Ce fut le 21 janvier 763, que Gero décida que la programmation de N°17 et N°18 était finie et qu'il pouvait commencer les phases de tests. Il se dirigea vers leurs capsules et les ouvrit une à une. Les deux cyborgs ouvrirent les yeux... Son cœur battait la chamade. Des années de travail allaient enfin aboutir.
Dernière édition par San999 le Jeu Fév 09, 2012 13:08, édité 1 fois.
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Messagepar San999 » Sam Oct 20, 2007 12:57

Et bien, voici donc l'ultime chapitre de cette histoire.





Chapitre 13: N°17 et N°18




N°17, puis N°18 ouvrirent lentement les yeux. Ils s'attendaient à devoir subir encore une fois des incisions et autres opérations. Mais rien ne se passa. Ils restèrent un moment immobiles, habitués qu'ils étaient à ne rien pouvoir faire. Puis, par une sorte de tic nerveux, l'un après l'autre, leurs doigts bougèrent à leur grande surprise. Ils se mirent alors doucement debout. Ils levèrent leurs mains et les regardèrent l'une après l'autre, tout en faisant danser leurs doigts. Tout semblait normal, mais tout semblait différent. Ils ressentaient des choses qu'ils n'avaient jamais ressenties jusque-là. Comme s'ils sentaient le moindre mouvement de l'air, entendaient le moindre insecte ramper au sol... Toutes leurs sensations étaient... différentes. Quand ils soulevèrent leurs manches, pas la plus petite cicatrice n'était visible. Ils portaient les mêmes habits que lors de leur kidnapping.

« Je vous ai fait refaire les mêmes vêtements, » dit Gero, comme s'il devinait leurs pensées, « mais en plus solides et en plus personnalisés pour votre nouvelle vie. »
Il faisait allusion aux sigles du Red Ribbon sur la partie gauche de leurs vêtements, et en grand, derrière le gilet en jean de N°18. Ils avaient aussi de petits anneaux aux oreilles.
« Je vous ai fait faire plusieurs modèles des mêmes vêtements... Au cas où...
- Pourrions-nous nous voir ? » demanda N°18, d'une voix encore plus froide qu'elle ne le voulait.
« Bien sûr »

Le vieillard leur amena un miroir. Ils s'y regardèrent un moment. N°17 dit alors :
« Nous avons l'air d'être exactement comme avant.
- Hé ! Hé ! Oui, j'ai fait attention à l'esthétique. Mais vous êtes totalement différents. Vous êtes N°17 et N°18. Vous avez un pouvoir monstrueux. Les opérations ont été un succès. Vous pouvez me remercier. »
N°17 et N°18 lui sourirent, puis se regardèrent à nouveau dans la glace, et soudainement N°17 attrapa Gero par le cou.
« Qu... Qu'est-ce qui te prend... ? » demanda-t-il d'une voix étranglée.
« Je te l'avais pourtant dit, que nous te tuerions, » répliqua la cyborg, le même sourire sardonique que son jumeau aux lèvres.
Ce dernier s'apprêtait à porter le coup de grâce de sa main libre, lorsque le vieil homme cria : « N°11 ! »

L'androïde se précipita alors sur l'agresseur de son maître, qui se recula, lâchant prise. N°11 lança quelques coups que le jeune homme évita facilement, étonné par ses propres prouesses. Finalement, il le transperça d'une main. Mais la créature était encore en état de se battre. N°18 le perça alors aussi par derrière. Le frère et la sœur tirèrent chacun dans un sens opposé l'un à l'autre, et ils coupèrent ainsi l'androïde en deux. Cela fut fait avec une facilité qui les déconcerta tous les deux.

À peine eurent-ils le temps de se re-concentrer sur Gero que celui-ci avait déjà activé N°12, qui envoya une boule d'énergie. En un instant, les deux cyborgs se retrouvèrent à l'extérieur, éclatant au passage l'huis en alliage spécial. Ils flottaient en l'air. Le kikoha de leur adversaire arracha ce qu'il restait de la porte d'entrée et alla s'écraser sur une montagne, qui explosa. Ils étaient encore une fois abasourdis de leurs nouvelles capacités.

Ils virent N°12, mais aussi N°9 et N°10 leur foncer dessus. Ils esquivèrent un moment, sans répliquer, s'amusant de jouer avec ce qui leur semblait être des minables, alors que lors de leur rencontre, ils leur paraissaient invincibles. Finalement, N°17 et N°18 donnèrent un très léger coup de pied à N°10 et N°12, ceux-ci allèrent s'écraser sur des montagnes. Le dernier androïde les regardait, tremblant. N°17 s'apprêtait à le transpercer de part en part. Mais N°18 le stoppa.
« Qu'est-ce qu'il te prend, N°18 ?
- Je n'ai pas envie de me battre contre ces pantins. Cela ne sert à rien. Partons, N°17. Nous verrons pour la suite. »

Le jeune homme regarda sa sœur, interloqué. Mais il se rendit compte, qu'effectivement, il serait mieux de d'abord faire le point et se remettre les idées en place. Ils partirent à toute allure dans les montagnes. N°9 ne se rendit même pas compte de leur départ, tant ils étaient rapides pour lui. Il resta un moment sans bouger, lorsqu'il entendit la voix de son maître.
« N°9 ! Récupère N°10 et N°12, ils sont encore réparables ! Je vais réveiller N°13, N°14 et N°15 ! »

Le vieil homme rentra à nouveau dans sa grotte. Il regarda les caissons de ses trois créatures. Heureusement, il avait commencé à recharger leurs batteries. Il l'avait fait sans raison particulière. Une intuition, sûrement. Il commençait à avoir l'habitude que cela se passât mal.
« Et merde ! » jura-t-il, en frappant le caisson vide de N°17.

Bien sûr ses trois androïdes n'avaient aucune chance de calmer les deux cyborgs. Mais il confierait la télécommande à N°14, le plus puissant des trois, pour qu'il désactive les deux récalcitrants. Encore faudrait-il les retrouver. N°16 aurait parfaitement pu les ramener, mais l'androïde était trop imprévisible avec son étrange sens moral. Lorsque N°9 revint, Gero constata que ses deux comparses étaient encore en parfait état.

Il commençait à en avoir assez de tous ces échecs. Était-il maudit ? Qu'est-ce qui avait bien pu rater cette fois-ci ? Il se dit que les puces électroniques devaient sûrement être mal réglées... Il verrait bien...

----------------------------------------------------------------------------

N°17 et N°18 étaient cachés dans les montagnes. La sœur n'avait pas voulu en finir avec Gero et ses autres créatures, et son frère avait compris ses hésitations. Qui leur disait que N°9 et les autres n'étaient pas comme eux ? Des humains que ce monstre avait torturés pour arriver à ses fins. Sauf que les jumeaux avaient eu plus de chance que leurs agresseurs, ils avaient pu résister au lavage de cerveau. Ils devaient maintenant réfléchir à tête reposée sur ce qu'ils allaient faire et devenir.

Ils essayaient de digérer les récents événements. Ils étaient à présent des cyborgs d'une puissance inimaginable. Ils savaient qu'ils pouvaient détruire la Terre d'un simple geste. Ce savoir, même s'ils s'étonnaient de l'avoir, leur donnait des frissons. Du moins, cela aurait dû leur donner des frissons... Toutes leurs sensations étaient modifiées. Ils percevaient le monde d'une façon si claire, si nette et pourtant si froide. Même leur manière de réfléchir avait changé. Ils se sentaient détachés. Ils avaient toutes sortes de souvenirs et de connaissances, entre autres sur les arts martiaux. Certains de ces souvenirs et connaissances leur appartenaient en propre, d'autres leur avaient été inculqués. Mais ils ne faisaient pas de différence entre eux. Ils les analysaient tout simplement comme des données. Ce n'était pas qu'ils ne puissent plus ressentir d'émotions ou de sentiments. Mais ceux-ci étaient perçus de manière totalement différente d'auparavant. Ils ne savaient exprimer cette différence, mais leurs sentiments leur paraissaient, non pas moins intenses, mais comme ayant moins d'effet sur leur état physique et leur manière de réfléchir.

Ils avaient intégré toutes les données que Gero leur avait données sur Son Gokû et les autres. L'ironie du sort voulut que la personne qu'ils devaient tuer et qui avait donc été cause de leur cybernétisation, avait un lien indirect avec eux. Les informations sur lui et ses amis avaient éclairé tout un pan de leur passé. Celui qui avait tué leurs parents, un peu moins de huit ans auparavant, s'appelait Tambourine, et comme ils en avaient eu l'intuition à l'époque, celui-ci était lié au Roi Démon Piccolo, puisqu'il en était issu. Leur soi-disant "cible" s'était débarrassée d'eux, et donc avait vengé les Nuss, sans le savoir. Nato et Dona avaient alors été ressuscités, car les amis du destructeur du Red Ribbon, avaient utilisé les dragonballs. Le ciel noir, un an plus tôt, était dû à la résurrection de Gokû, tué lors de son combat contre Raditts. Tout s'imbriquait enfin, tout seul, tous les mystères qui avaient parsemé leurs vies. Sans même le savoir leur vécu était étroitement lié avec les personnes qu'ils étaient maintenant censés devoir tuer. Même les destructions de Minami no Miyako, lors du vingt-troisième championnat et de Higashi no Miyako, un an plus tôt, étaient rattachées à eux.

Mais ce qui toucha le plus les jumeaux, était qu'enfin, ils savaient. Le voile sur ce qui les avait hantés durant des années était enfin levé. Ils savaient pourquoi leurs parents avaient tant souffert lors de leur mort. Tout tenait en une déclaration prononcée par le maître Karin, le jour où Gokû avait tué le Roi Démon Piccolo : "Les âmes de ceux qui ont été tués par des démons ne reposent pas en paix... Ils ne peuvent même pas aller dans l'Au-delà... Ils errent en souffrant dans l'Univers..." Et effectivement, leurs parents avaient été tués par un démon et n'avaient pu trouver le repos, souffrant atrocement. La peur de la mort qui les avaient habités et qu'ils avaient transmise à leurs enfants était due à cela. Ils étaient persuadés que la mort était cela, ils ne pouvaient pas imaginer qu'il s'agissait d'une exception. Kulilin, Kame Sennin et Chaozu avaient aussi vécu cela, mais à part des cauchemars qui ont suivi leur résurrection, durant quelques mois, ils n'en avaient gardé aucune séquelle, car eux, savaient qu'ils ne retourneraient jamais là-bas. Ce qui n'était pas le cas de Nato et Dona. Ils avaient vécu dans la terreur le reste de leur vie. Conduisant le père à aller jusqu'à trahir ses propres enfants. Chose que ni eux, ni lui, probablement, n'auraient cru possible. Chose aussi que tragiquement, les jumeaux ignoraient être fausse.

Ils savaient à présent que leur mère, leur père, Soy et l'agente Païpu n'étaient pas dans cet endroit terrifiant, si craint. Ils ne savaient pas à quoi ressemblait le lieu où ils se trouvaient, mais ils étaient en paix... Toutes ces années gâchées, à fuir un bonheur qu'ils croyaient impossible, le souvenir de leur mère et sa soi-disant souffrance éternelle les hantant. Tout cela n'avait eu aucun sens. Leur mère ne subissait absolument pas ce qu'ils imaginaient. Ils ne l'auraient pas trahie en vivant leur vie. Ils n'auraient pas été insensibles à sa souffrance, puisqu'elle ne souffrait pas.

Les jumeaux sourirent amèrement. Ils ressentaient des sentiments contradictoires, plein d'amertume, de regrets, de sensation de vide... Mais ils n'avaient pas les mêmes réactions que lorsqu'ils étaient "humains". Pas d'accélération du pouls ou de la respiration, pas de transpiration... Ils restaient complètement connectés à la réalité, ils ressentaient tout ce qui les entouraient avec une incroyable clarté. Ils étaient devenus de parfaites machines de guerre. Même l'inquiétude et le dégoût de savoir qu'ils avaient de puissantes bombes dans leurs corps, prêtes à les détruire, ne se traduisaient par aucune modification de leurs perceptions.

« Alors, que fait-on, N°18 ?
- Je ne sais pas, Numér... »
Ils réalisèrent soudainement qu'ils s'appelaient l'un l'autre N°17 et N°18, depuis qu'ils s'étaient réveillés. Au moins une chose que Gero avait réussi à altérer dans leurs pensées. Mais après tout, des machines de guerre n'avaient pas besoin d'une véritable identité, à peine d'un nom de code. Et c'est ce qu'ils étaient devenus, des machines de guerre. Ils n'avaient plus rien à voir avec leurs identités passées. Ils n'étaient pas Mosin et Nagant, deux chefs de gang que leurs hommes avaient trahis. Ils n'étaient pas Mâron et Hazel, deux enfants qui avaient délaissé leur père, qui au dernier moment les avaient aussi délaissés. À quoi bon garder des noms qui n'avaient plus aucune valeur pour ceux qui les leur avaient donnés ? À quoi bon garder des noms qui ne correspondaient plus à ce qu'ils étaient ? À quoi bon garder des noms que plus personne ne connaissait... ? Ils étaient N°17 et N°18, deux machines de guerre indestructibles.

Le jeune homme leva la main. Une lueur jaunâtre apparut au creux de sa main. Le voyant faire, sa sœur l'imita. Ils restèrent un instant à fixer cette lumière, toujours étonnés par leurs nouveaux pouvoirs, mais toujours aussi froids.

« Que dirais-tu de tester nos nouvelles capacités... ? N°18... »
Celle-ci lui sourit ironiquement pour toute réponse. Elle se leva. Ils savaient tous les deux exactement ce dont ils étaient capables. Ils étaient à une dizaine de mètres l'un de l'autre. Ils connaissaient toutes sortes de techniques qu'ils n'auraient jamais pu imaginer pouvoir exister jusque-là, et ils savaient qu'ils pouvaient parfaitement les maîtriser. N°18 braqua sa main vers son frère, la lumière s'intensifiant dans sa paume. N°17 en fit de même. Leurs lumières se formèrent en une boule. Ils lâchèrent leurs kikohas en même temps. Ceux-ci explosèrent l'un contre l'autre. Le sol fut ravagé, mais le frère et la sœur étaient déjà à des kilomètres au-dessus, en train d'échanger des coups d'une rapidité et d'une puissance plus qu'effroyables. Et pourtant, ils n'avaient pas peur, ils ne craignaient pas de se tuer. Ils savaient qu'ils ne mourraient pas pour si peu. Et surtout, ils ne craignaient plus la mort. Et même si cela avait été le cas, cette crainte n'aurait pas eu d'effet sur eux.

Ils se donnèrent un coup de pied, en même temps. Leurs tibias frappant l'un contre l'autre, ils furent projetés à plusieurs dizaines de mètres, mais se réceptionnèrent facilement en l'air. N°17 se précipita sur sa sœur. Celle-ci mit ses deux mains l'une face à l'autre, une boule d'énergie apparut alors instantanément. Elle mit ses deux mains en arrière, au niveau de la taille, pour prendre du recul, puis lança son kikoha d'une main. Celui-ci frappa son frère, mais passa au travers. Le Zanzôken, la technique qui permettait de créer une sorte de mirage. Elle sentit un mouvement d'air et un sifflement, derrière en dessous d'elle. Elle regarda dans cette direction. Elle vit son jumeau, les deux mains tendues vers elle. Un rayon d'énergie en sortit. Elle esquiva juste à temps. Se reculant, elle leva les mains en l'air et une multitude de boules d'énergies apparurent au-dessus d'elle. Elle les lança toutes d'un coup sur lui. Il se les reçut de plein fouet. Une fois la poussière disparue, elle constata qu'il s'était protégé derrière un champ de forces. Les deux se lancèrent un sourire provocateur avant de se précipiter l'un sur l'autre. Ils échangèrent encore de nombreux coups de pied et de poing. Passée l'excitation de pouvoir lancer des attaques qui leur aurait semblé dénoter de la magie, quelques mois plus tôt encore, il se rendirent compte que ce qu'ils préféraient encore était le corps à corps.

« Tu ne gagneras pas, sœurette ! J'étais déjà plus fort que toi, avant ! Et je le suis toujours ! Et ça se voit ! » railla N°17, entre les attaques.
N°18 ne répondit pas à la provocation, se contentant de continuer à se battre. Son frère sourit.

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Après plus de deux heures d'attente sans nouvelles de ses androïdes qu'il avait envoyés à la recherche de N°17 et N°18, Gero aperçut au loin des explosions. Il comprit instantanément ce qu'il se passait. Il eut un rictus.
« Niiih ! Heureusement que vous êtes curieux de votre puissance. »

Il se précipita à l'intérieur de son laboratoire et cria dans un microphone qui le reliait à ses créatures parties à la recherche des deux cyborgs.
« Numéros 9, 10, 12, 13, 14 et 15, avez-vous vu ces lueurs ? »
Ils répondirent tous en même temps : « Oui. Nous nous dirigeons là-bas.
- Bien ! Soyez prudents ! Ces maudits cyborgs sont bien plus forts que vous ! Vous devez être à moins de dix mètres pour les désactiver avec la télécommande !
- Entendu. »

Les six androïdes arrivèrent sur les lieux de l'affrontement. Les voyant, les jumeaux stoppèrent le combat. Ils ignorèrent ceux qu'ils connaissaient déjà, mais toisèrent un instant les nouveaux. En les voyant, les jumeaux comprirent que finalement tous n'avaient pas été humains. N°13 était vraiment très petit et trapu, les cheveux roux, gominés, coiffés en arrière avec des favoris et une moustache, un cache-œil sur le côté droit, un costard noir sur un gilet jaune à rayures noires sur une chemise blanche attachée au col d'un nœud papillon très fin et noir. La réplique exacte du Commandant-en-Chef Red, le dirigeant du l'ancien Red Ribbon. N°14 était grand, noir, chauve, une moustache, élégant, un costard cravate entièrement noir, si ce n'était la chemise blanche et un foulard rouge dans la veste. Il avait les traits de l'Officier d'Etat-Major Black, le numéro deux de l'organisation. N°15 était un peu moins grand, blond aux yeux bleus, une chemise bleu militaire, casquette de la même couleur avec le symbole du nœud papillon rouge, une cravate et une ceinture noires, un brassard rouge, un pantalon bouffant marine mis sous de longues bottes noires. C'était le double du Général Blue, l'homme le plus fort de l'armée. Toutes ces répliques étaient sûrement une sorte d'hommage sordide.

Ils avaient bien remarqué que N°11 semblait très mécanisé comparé à eux, quand ils l'avaient transpercé de part en part. Mais ils s'étaient imaginés que la technologie de sa cybernétisation était juste différente. Ce n'était peut-être pas le cas. Pour vérifier, N°18 demanda, en se tournant vers N°9, N°10 et N°12 : « Vous étiez qui avant que Gero ne vous kidnappe ?
- Personne. C'est le docteur Gero qui nous a créés. Nous sommes cent pour cent mécaniques, » répondit N°9.
- C'est parfait, » répliqua N°17.

Alors que les deux cyborgs s'apprêtaient à foncer sur les androïdes, N°9 et N°12 tombèrent soudainement au sol. Derrière son moniteur, Gero tomba à la renverse.
« Ils... Ils n'ont déjà plus d'énergie...
- Qu... ! Qu'est-ce que ça veut dire... ? » s'interloqua N°17.

Après un instant de silence perplexe, N°18 eut un sourire sardonique.
« Je crois que j'ai compris... N°17. Avant d'être cybernétisée, N°11 m'avait prise avec sa main, et j'avais senti ma force me quitter. Je pense que c'est comme ça qu'ils s'alimentent en énergie, en prenant celles d'êtres vivants... Et ces deux-là n'avait plus d'énergie en réserve...
- Tu crois ? Alors, cela veut dire que nous sommes les seuls à qui ce salaud a donné une énergie infinie... ?
- Il semblerait... D'ailleurs regarde la main de N°9. Il a quelque chose dans la paume.
- On dirait une sorte de mécanisme... Tu dois avoir raison... »
N°17 commença lui aussi à sourire.

« Bon sang ! Comment ont-ils compris tout ça, si vite !?! Et vous ? Qu'est-ce que vous attendez pour les attaquer ?! N°14, toi, tu ne bouge pas ! Garde la télécommande dans les mains et tiens-toi prêt ! »
N°10, N°13 et N°15 foncèrent sur les deux jumeaux, mais ceux-ci les éjectèrent au sol d'un revers de main pour chacun. Ils toisèrent le dernier, qui tenait étrangement ses mains dans son dos.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as peur ? »
Devant le manque de réponse à sa provocation, N°17 fonça sur l'androïde, mais il tomba soudainement, alors qu'il n'était plus qu'à dix mètres de son adversaire. N°18 écarquilla les yeux. Avant même que N°14 ne put faire quoi que ce soit, elle le tenait par le cou.
« Toi ! Qu'as-tu fait à mon frère ? »

La créature sourit, et alors que N°18 se demandait ce que cela signifiait, elle s'écroula aussi au sol, inconsciente. Le robot venait d'appuyer sur le bouton de la télécommande de désactivation. Il souffla, même s'il n'en avait pas besoin. Il vit N°13 et N°15 se relever, mais pas N°10, qui était déchargé. Mais soudainement, alors que les trois s'apprêtaient à décoller après avoir ramassé les corps de toutes les créatures, cyborgs et androïdes, ils s'effondrèrent tous. Gero ne protesta même plus, las. Il sortit du laboratoire et fit apparaître un avion-cargo pour aller chercher tout ce beau monde.

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Cette fois-ci, cela allait marcher. Il avait amélioré les puces électroniques cérébrales. Il avait recommencé leur programmation. Il avait même augmenté leurs capacités combatives. Il fallait que cela marche, il avait détruit les cyborg N°9 à N°15 (bien que N°11 eût déjà été démantelé par N°17 et N°18). Seul lui restait N°16, dont il avait provisoirement déménagé le sarcophage au sous-sol. Il avait aussi essayé de le réparer, mais pas moyen d'obtenir ce qu'il voulait de lui. Il réessayerait plus tard. Cela aurait été dommage de détruire sa plus puissante créature. Il prit la télécommande avec lui, pour plus de sécurité. Il ouvrit les caissons des deux cyborgs, ceux-ci ouvrirent les yeux et se levèrent. Ils observèrent la pièce.

« Où sont les autres... ? » demanda froidement N°17.
Gero hésita un instant, se demandant s'ils étaient bien réparés. Mais après tout, il était sûr de lui. Cette fois-ci, il n'y aurait pas de problème.
« Je les ai détruits. C'étaient des androïdes à absorption d'énergie. Leur autonomie laissait à désirer. J'ai renoncé à les réparer, puisque je vous ai vous.
- Comment nous avez-vous capturés, la dernière fois ? » questionna N°18.
« Je vous ai désactivés.
- Tu nous as désactivés ?! Vieille enflure ! Tu nous prends pour des grilles-pain qu'on débranche ou quoi ?! »
Déjà les deux cyborgs se dirigeaient vers le vieil homme qui recula. Ils étaient près à le tuer. Il sortit une télécommande. Ils eurent à peine le temps de deviner de quoi il s'agissait qu'ils étaient déjà inconscients.

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Le jeune homme ouvrit les yeux. Il entendit une voix âgée.
« N°17, tu es réveillé ? »
Il posa un pied hors du caisson, puis un autre. Il observa les environs. N°18 n'avait pas encore été activée. Il regarda Gero, riva ses yeux sur sa main. Il portait la télécommande de désactivation. Il dit obséquieusement :
« Bonjour, Dr. Gero. »
Le vieillard parut légèrement surpris : « Hein... ? Tu me salues ?
- Bien sûr, vous êtes mon créateur. »
Le "créateur" en question sembla soulagé. N°17 sourit intérieurement. Le savant appuya alors sur l'interrupteur du caisson de N°18.
« Et N°18... »

Le sarcophage s'ouvrit doucement, laissant apparaître la jeune femme, les yeux ouverts. Elle sortit et observa son frère. Il lui fit un signe de la tête. Elle regarda du coin des yeux la main de Gero. Elle vit la télécommande, mais constata aussi que l'homme s'était cybernétisé. Elle retint un soupir de dédain.
« Bonjour, Docteur Gero. Vous êtes devenu cyborg aussi ?
- Oui, je voulais la vie éternelle. À vrai dire, je suis soulagé. Lorsque je vous ai conçus, je vous ai donné l'énergie infinie et une si grande puissance que vous êtes devenus indépendants, et avez refusé de m'obéir. »
Il croyait vraiment que c'était pour ça qu'ils refusaient de lui obéir ? Ils en grinçaient des dents.
« Vous allez commencer tout de suite. Le groupe de Son Gokû va bientôt arriver. Exterminez-les tous !
- Oui. Entendu, » répondirent-ils faussement.

Soudain des bruits vinrent de l'extérieur, on essayait de détruire la porte.
« Les voilà !! » s'exclama N°20, avant de ricaner.
N°17 profita de son inattention pour lui subtiliser rapidement la manette.
« N°17 ! Qu'est-ce que tu fais ?! »
L'homme parut choqué par ce geste mais aussi par le sourire affiché par les jumeaux. N°17 lui répondit :
« C'est une télécommande pour nous arrêter en cas d'urgence, hein ? Juste au cas où... » Il serra la main et l'objet se retrouva en miettes.
« Qu'est-ce que tu fais ?! C'est une blague ?!
- Je ne te laisserais plus nous désactiver ! Sale vieux !
- N°17 ! Arrête cette plaisanterie et va écraser nos ennemis ! »

Le jeune homme se contenta de sourire sardoniquement. Ils pouvaient prendre leur temps pour l'éliminer. La porte sauta soudainement. Ils se retournèrent et virent ceux qui étaient censés être leurs cibles, du moins une partie d'entre eux. En premier lieu, le fils de celui qui avait fait tué leurs parents, quatorze ans plus tôt, le Namekk, Piccolo. Ils ne ressentaient rien de spécial par rapport à lui. Pourquoi reprocher au fils les pêchés du père ? Il y avait aussi l'espèce de petit bonze sans nez, Kulilin; le Trois-yeux, Ten Shin Han; le Saiyan, ancien adversaire de Son Gokû, Vegeta; et... ? Un garçon qu'ils ne connaissaient pas du tout, avec des cheveux lavandes en coupe au bol, une épée sur le dos.

« C'est eux... ? Tu en es sûr ? » demanda Vegeta.
« Oui, » répondit l'inconnu. Qui pouvait-il être ?
Ils n'écoutèrent pas le reste de leur conversation. Ils ne les intéressaient pas, après tout.
« C'est eux ! Ce sont les amis de Son Gokû ! Ne les sous-estimez pas ! Ils ont détruit N°19 et ont failli me tuer !! » cria N°20.
« N°19 ? Tu l'as créé et ensuite il t'a transformé en cyborg, c'est bien ça ? » devina N°17. « C'était quel modèle ? Un qui absorbe l'énergie ?
- Oui. »
N°18 intervint : « Pourquoi l'ancien modèle ? Tu es incapable de contrôler les cyborgs avec l'énergie infinie ? C'est pour ça que numéro 19 s'est fait détruire ?
- Ça ne te regarde pas ! Allez-y ! Écrasez-les !! »
Il commençait à lasser N°17.
« La ferme ! On se battra quand on l'aura décidé !
- Co... Comment ?! »
N°18 fut attirée par un caisson au sol. Il portait le numéro 16.
« N°16 ? »

Ils ne l'avaient encore jamais vu celui-là. En constatant que le sarcophage ne comprenait pas de système de recharge de batterie, elle comprit qu'il devait aussi utiliser une énergie de type perpétuelle. Elle supposa que, dans ce cas, il devait être un cyborg, et non un androïde. Si le savant avait pu fabriquer des androïdes si puissants, il ne se serait pas embêté à les kidnapper.
« C'est le même modèle que nous ! »
Gero se retourna brusquement, l'ayant entendue. Mais la blonde poursuivit.
« Mais dans une autre catégorie. Déjà il est plus grand que nous... Est-ce tout ?
- Ne le touche pas, N°18 ! »
N°17 trouva amusant que "le vieux" panique autant.
« Intéressant. Active-le ! N°18.
- Non ! Arrête ! Il pourrait détruire la Terre ! N°16 est un prototype raté ! Ne le mets surtout pas en marche ! »

Gero tentait tant bien que mal de les convaincre de ne pas activer cet androïde. Vu son caractère, il craignait qu'il ne s'allie aux amis de Gokû, mais il préférait ne pas l'admettre, pour conserver le peu de fierté qui lui restait. Cependant N°18 s'amusa de cette remarque.
« Raté ? Pourtant tu le gardes, alors que tu as détruit tous les autres jusqu'à N°15...
- Je comptais le modifier plus tard ! Quoiqu'il en soit, ne le réveille pas ! On se ferait tuer ! »
Il espérait les effrayer, mais cela attisa plutôt la curiosité de N°17.
« On se ferait tuer ? Même si ma puissance est plus grande que la sienne ? Ça ne fait rien. Active-le, N°18 !
- Vous n'arrêtez pas de me désobéir ! Vous êtes des ratés comme N°16 ! Tant pis pour vous ! Je vais vous déconnecter !!
- J'ai détruit la télécommande. »

L'humilier ainsi devant ses ennemis jurés, était très amusant pour les deux cyborgs.
« Je n'ai qu'à en refaire une ! »
N°18 appuya sur le bouton d'activation.
« Ne touche pas à ce bouton ! »
À ce cri, N°17 décida qu'il était temps d'en finir. Il le transperça au niveau de la poitrine. Il retira sa main, et alors que Gero bredouillait son incompréhension, il le décapita. Il constata à ce moment-là que son "créateur" devait vraiment avoir utilisé une technologie très différente sur lui-même, sûrement bien moins douloureuse, car il ne saigna même pas tant il était mécanisé. Contrairement aux jumeaux, qui étaient encore majoritairement organiques. La tête du savant roula vers l'entrée du laboratoire. Il lança des insultes que les cyborgs n'entendirent pas. D'un bond, N°17 lui écrasa la tête. Il fixa alors un instant Kulilin et sourit malicieusement. Il se releva et souffla ironiquement sur ceux qui observaient la scène. N°18 regardait le spectacle avec satisfaction. Ils étaient libres.

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L'homme regardait d'un air embarrassé tout un tas de peluches dans ce grand magasin de Minami no Miyako. Il était petit, avait des cheveux noirs de jais, assez épais, coiffés en arrière et de grands yeux joviaux de la même couleur. Il portait une tenue décontractée, un training gris pâle avec un t-shirt bleu ciel et des baskets noirs. Mais ce qui était le plus marquant chez lui, était son absence de nez. Il semblait hésiter. Qu'allait-il acheter ? Il n'avait aucune idée de ce qu'il fallait offrir à un enfant qui fêtait son troisième anniversaire... Il prit une peluche, puis une autre, se demandant si l'une n'était pas trop grande, l'autre trop petite, ou trop effrayante. Une peluche effrayante ? Il soupira et posa les nounours, pour se diriger vers les jouets. Mais tous ces gadgets... Il ne voyait pas ce qui pouvait convenir. Il se retourna.
« N°18, qu'est-ce que tu... Ben... Où est-elle... ? »

Il chercha un moment, en tournant la tête dans tous les sens. Son regard finit par se fixer, lorsqu'apparut, derrière le rayon, une jeune femme blonde. Elle avait des cheveux mi-longs attachés en queue de cheval, des yeux perçants d'un bleu cristallin, portant une large robe blanche à bretelles resserrée juste en-dessous de la poitrine, une veste en jeans sans manches et des sandales noires. Elle était aussi visiblement enceinte. Avant que le petit homme n'ait pu dire quoi que ce soit, N°18 lui déclara impérativement :
« On s'en va, Kulilin. »
Et elle tourna les talons.
« Mais... Chérie... Et le cadeau pour Goten... ? » protesta le mari.
Sans se retourner, elle tendit la main gauche, sur laquelle était posé un paquet emballé dans un papier jaune aux motifs de nounours, enrubanné d'une bande en tissu bleu attachée en noeud papillon. Kulilin prit un air étonné, puis courut, poursuivant son épouse qui était déjà à l'extérieur.

« Hé ! Attends-moi ! » La rattrapant, il protesta : « Tu aurais au moins pu me dire que tu avais trouvé quelque chose... Cela m'aurait évité de farfouiller pour rien...
- Arrête de te plaindre, » répondit-elle sèchement.
Il ne s'en formalisa pas. Il commençait à bien connaître sa femme et savait que ce n'était pas de la méchanceté. Il lui demanda, un sourire malicieux aux lèvres :
« Et qu'est-ce que tu lui as acheté ?
- Ça, tu le sauras en même temps que le mouflet.
- Mais... »
Kulilin prit un air faussement contrarié. Mâron le regarda pour la première fois depuis qu'ils étaient sortis du magasin. Elle lui fit un léger sourire amusé. Il lui répondit aussi par un de ses grands sourires pleins de naïveté et de sincérité, qu'elle aimait tant. Il lui faisait entièrement confiance pour le cadeau. Et puis, il savait qu'elle l'aimait bien, le "mouflet".

« À quinze heures, nous avons rendez-vous à Capsule Corp., pour que Bulma te fasse ton échographie.
- Je sais. Je ne suis pas une tête de linotte.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire... On a encore un peu de temps. Tu veux qu'on aille boire un verre ou manger une glace, en attendant ?
- Passons d'abord à Kame House, déposer le cadeau.
- Je suis sûr que Goten aimera ton cadeau.
- Évidemment que oui. »
Kulilin sourit. Soudain, il parut contrarié et tapa du pied.
« Zut, alors ! Pourquoi Bulma ne veut pas nous dire le sexe du bébé ? »
Elle haussa les épaules. « Elle t'a dit que comme ça, on aurait la surprise.
- Normalement, ce serait à nous de décider si on veut le savoir ou non ! N'importe quel vrai médecin nous laisserait ce choix…
- Cesse de faire l'enfant ! Cela a une importance que ce soit une fille ou un garçon ?
- Euh... Non, c'est vrai. Mais tout de même... Tu n'es pas curieuse ?
- Non. Quel que soit le sexe de notre enfant, ce sera du pareil au même. »

Kulilin sourit, se sentant un peu stupide. Il savait que rien que le fait de pouvoir avoir un enfant, rendait N°18 heureuse. Elle ne connaissait pas toutes les conséquences de sa cybernétisation, et, avant qu'elle ne tombât enceinte, elle ignorait si elle le pouvait seulement. Alors, il était normal qu'elle se fiche du sexe du bébé. Seul comptait le fait de l'avoir.
« De toute façon, on ne peut pas aller voir "n'importe vrai quel médecin", comme tu dis. Je suis un cyborg. Et la seule personne à ne pas trop s'en étonner et qui a les compétences requises est Bulma.
- Tu as raison... Et puis, avec ton corps modifié, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver. Mieux vaut être prudent.
- Cesse de t'inquiéter pour rien. »

Afin de pouvoir s'envoler discrètement, ils se dirigeaient vers un des rares endroits calmes cette ville agitée, pleine de grands immeubes rectangles, hémisphériques ou demi-ovoïdes, parourue de nombreux véhicules, en majorité des sky-cars, mais quelques véhicules rétros également. Mâron se caressa le ventre. Plus que deux mois, si tout allait bien.

« Tu as réfléchi à un nom ?
« Euh... J'y ai pas mal pensé. Mais je crois que je suis pas très doué pour trouver des noms... » déclara Kulilin, légèrement embarrassé. « Et toi ? »
N°18 mit du temps avant de répondre : « Si c'est un garçon, je voudrais qu'il s'appelle Hazel. Si c'est une fille, Mâron. »
Son époux tourna sa tête vers elle, interloqué : « Mais... C'est... » Il sourit soudainement: « … Oui, ce sont de très jolis noms… »
Elle lui rendit son sourire. Plusieurs années auparavant, elle avait renoncé à tout bonheur. Elle ne pensait pas y avoir droit. Et pourtant, elle l'avait finalement accepté auprès de cet homme qui la comprenait. Il l'aimait telle qu'elle était. Ils étaient pourtant si différents l'un de l'autre. Mais il n'y avait qu'avec lui qu'elle avait parfois l'impression de retrouver ses sensations d'avant la cybernétisation, si vivantes, ressenties dans son corps même. Durant de si longues années, elle avait pensé qu'il n'existait aucune place pour elle. Elle l'avait finalement trouvée, auprès de Kulilin. Elle pensa à son frère. Elle l'avait cherché quelques temps après le Cell Game, mais ne l'avait jamais retrouvé. Elle espérait qu'il avait lui aussi trouvé sa place, son apaisement. Où pouvait-il être ?

Ils tournèrent au coin d'une petite rue déserte, d'où ils purent enfin s'envoler jusqu'à Kame House. Quelques minutes après qu'ils aient disparu dans le ciel, un jeune homme pénétra dans la même ruelle. Il avait des cheveux noirs d'ébène jusqu'aux épaules, des yeux perçants d'un bleu glacé. Il portait un foulard orange autour du cou et un pull noir aux manches blanches.
« Cette ville n'est pas faite pour moi... Où vais-je pouvoir aller vivre ? »

Il resta un moment adossé à un mur. Puis il souffla :
« Je me demande ce que devient N°18 ? Cela fait plus de trois ans qu'on s'est perdu de vue... ... »
La dernière chose dont il se rappelait était que l'autre monstre, Cell, une créature de ce satané Gero, l'avait absorbé. Ce maudit savant leur aurait pourri la vie jusqu'au bout... Ensuite, ce fut le noir complet, jusqu'à ce qu'il se retrouvât dans l'Au-delà. Effectivement, contrairement à la frayeur que Nato et Dona avaient vécue, ce lieu n'avait rien de terrifiant. C'était donc bel et bien à cause d'un démon que leur mort les avait traumatisés. Le lieu où s'était retrouvé N°17 était une sorte de chemin étroit donnant sur une bâtisse assez complexe d'un style traditionnel. Le tout était entouré par des nuages jaunes et le ciel était de la même couleur, un peu plus pâle. Une sorte de démon rouge - qui n'avait pas vraiment l'air maléfique - avec une corne sur le crâne, étrangement habillé comme un cadre d'entreprise, indiquait le comportement à adopter aux nombreuses âmes sur le long chemin.

Avant même d'arriver devant le juge des morts ou même de l'apercevoir, le cyborg s'était soudainement retrouvé dans une région déserte et rocailleuse, où une terrible bataille avait visiblement eu lieu. Le ciel était noir. Gokû et les siens étaient sûrement en train d'invoquer Shenron, grâce aux dragonballs. Il avait donc été ressuscité. Dommage. Il aurait voulu savoir s'il serait allé en Enfer ou au Paradis... Cherchant autour de lui, il n'avait pas vu N°18. Il l'avait un peu cherchée dans les environs, mais ne l'avait pas trouvée.

En arrivant dans une ville, il avait découvert que Cell avait organisé le Cell Game, où il avait joué le destin de la Terre. Si personne ne l'avait vaincu, il aurait détruit la planète. Il avait fait un assez grand nombre de victimes. N°17 avait aussi appris qu'un certain Satan s'était fait passé pour le vainqueur du monstre. Mais le jeune homme n'avait pas été dupe. Seul Gokû aurait pu le vaincre. Encore, que peu de temps avant, il n'aurait jamais cru que le Saiyan aurait fait le poids contre lui ou sa soeur. Mais c'était la seule solution possible. Il avait sûrement été ressuscité en même temps que toutes les victimes de Cell, à l'endroit même où celui-ci avait trouvé la mort, dans le terrain du Cell Game.

Il avait vu les retransmissions des images du combat. N°16 était avec la bande de Son Gokû, mais pas N°18. Elle avait donc sûrement été absorbée. Mais dans ce cas, pourquoi n'était-elle pas apparue au même endroit que lui ? Lassé de recherches hasardeuses, il avait décidé d'aller rendre visite à Gokû et ses amis, voir si on aurait pu le renseigner. Peut-être N°16 était-il aussi avec eux... C'était le lendemain de la défaite de Cell. Il n'avait plus eu qu'à espérer qu'il ne serait pas considéré comme un ennemi, car si le monstre avait été vaincu par eux, alors le cyborg n'aurait eu aucune chance. Certes, lui et sa soeur n'avaient jamais eu l'intention de tuer le Saiyan. Ils se fichaient complètement des souhaits de Gero. Ils avaient simplement voulu l'affronter pour avoir un but. Mais l'ennemi juré de son kidnappeur n'aurait eu aucune raison de le croire... Il n'avait plus eu qu'à croiser les doigts.

Il s'était d'abord rendu à Kame House, mais n'y avait trouvé personne. Cela avait été la même chose à Capsule Corp.. Il s'était donc dirigé vers la maison de celui qui était sensé être son ennemi. Une fois arrivé, il avait observé ce qu'il se passait, appréhendant les réactions. Il avait alors vu que tout le monde était réuni devant la maison des Son. N°16 n'était pas parmi eux. Ni N°18. Leurs mines ne semblaient pas très joyeuses. À bien regarder leurs vêtements, N°17 avait compris qu'ils étaient en deuil. Il avait aussi saisi qui était le défunt. Son Gokû. Il était sûrement mort lors des combats contre Cell. Il avait d'abord observé la veuve éplorée, Chichi, soutenue par son père, Gyûmaô. Elle ne cessait de sangloter. Il avait ensuite posé son regard sur son fils, Gohan. Il ne pleurait pas. Mais son visage était empli d'un chagrin contenu. Hazel était resté un court instant à contempler le visage de l'enfant. Puis, il avait sourit tristement et s'était envolé discrètement. Ils n'avaient pas besoin de parler avec celui qui avait été conçu pour tuer Gokû, le jour même de ses funérailles...

Il avait alors cherché N°18 et N°16 durant de longs mois, sans succès. Finalement, il avait abandonné. Il s'était un instant demandé ce qu'il devait faire. Il n'avait aucun endroit où aller, ni de but à réaliser. Reprendre une vie de délinquant ou de chef de gang ne lui disait rien. Il avait alors cherché des petits boulots, espérant finir par trouver quelque chose qui le motiverait. Mais il n'avait jamais pu conserver très longtemps ses jobs, supportant assez mal l'autorité de ses employeurs. Il avait ainsi vogué de ville en ville, de travail en travail. Mais il était maintenant lassé... Il resta un moment encore à ruminer sur ce qu'il allait faire. Finalement, il s'éloigna du mur.
« Hmpf ! J'en ai marre des villes... L'air de la montagne me fera peut-être du bien... »
Le cyborg s'envola.








FIN








Voilà, nous sommes arrivés à la fin de cette histoire. J'espère vous avoir fait passer de bons moments avec cette fanfiction. Je remercie tous mes lecteurs de m'avoir suivi jusqu'ici. Je vous remercie pour tous vos commentaires qui m'ont parfois fait avancer ou touché et qui m'ont motivé pour continuer à écrire. Je vous dis à bientôt peut-être, pour une autre histoire.

Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez aller lire ma fic sur les cyborgs du futur: Zetsubô e no hankô!! Nijin no ansatsusha. Je l'ai également remaniée, mais pour ceux qui l'ont déjà lues, seule la fin du deuxième chapitre a été changée de façon réellement importante. Ceci, car j'ai finalement suivi le conseil que m'avait donné Salagir, il y a quelques années. :p
Juste après la mort de Gero.
Dernière édition par San999 le Jeu Fév 09, 2012 13:13, édité 1 fois.
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Messagepar PaPoY » Dim Oct 21, 2007 21:14

c était vraiment sympa de te lire :D
personnellement je ne suis deçu d'aucuns chapitres
merci d'avoir répondu ( a ta sauce ) a la question que beaucoup se sont surement posé de quelles avaient été les vies de N°17 et N°18 avant leurs apparitions
bref merci encore :D
et je ne peut que t'encourager qu'a reprendre ta plume l'univers de dragon ball est tellement vaste
voila donc en espérant te relire tres bientot :roll:
bonne continuation :!:

:idea: P.S: si tu pouvais faire des croquis de tes persos ça serai vraiment cool :roll:
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Messagepar San999 » Lun Oct 22, 2007 21:57

Merci pour ce commentaire, Papoy! Merci aussi de m'avoir suivi depuis le début! :D

Je prépare en ce moment une fic autour de Kuririn. Fic qui s'appelera Ôrinji. En principe, ce devrait être un one-shot, mais avec moi, on ne sait jamais, j'ai toujours tendance à m'étendre... :roll:

J'ai aussi l'intention de faire des illustrations. Mais en principe, seulement après avoir fini Ôrinji.

Par contre, je souffre depuis trois semaines d'une flemmingite aigüe qui m'empêche d'avancer. Mais ce genre de chose finit toujours pas me passer. ^^

Merci à toi!
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Messagepar PaPoY » Jeu Oct 25, 2007 22:52

c moi qui te remercies, jespere que tu va guerrir vite :lol: et je te souhaite bon courage :wink:
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Messagepar San999 » Mer Nov 21, 2007 20:46

Voici un fanart réalisé par Salagir, représentant les jumeaux tels qu'ils sont décrits dans la salle d'arcade:

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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 » Jeu Fév 09, 2012 14:21

Oui, je suis de retour pour vous jouer un mauvais tou... Euh... Bref! J'ai décidé d'actualiser cette vieille fanfic, en améliorant les descriptions et en modifiant certains noms. Donc, ceux qui l'ont déjà lue, c'est pas indispensable de la relire une deuxième fois, car il n'y a aucun changement majeur. Mais si vous en avez envie, faites-vous plaisir. ^^ Je remonte tout de même le topic. ^^
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